Affichage des articles dont le libellé est base. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est base. Afficher tous les articles

vendredi 27 mars 2009

Comment utiliser Twitter ?

Vu l'énorme buzz du moment sur le service web Twitter, et les questions que j'entends fréquemment sur celui-ci, il me parait utile d'expliquer le plus simplement possible ce qu'est Twitter, et comment l'utiliser.


Qu'est-ce que Twitter ?

Le terme "Twitter" désigne plusieurs choses : un service web, le site web correspondant et la start-up (entreprise) le gérant/possédant. Je reviendrai sur la différence site / service web un peu plus loin.

Twitter permet de publier des "tweets" (gazouillis en Anglais. Twitter veut donc dire "gazouilleur", d'où les images de piafs du site). Ceux-ci correspondent à des "textes" de 140 caractères maximum, pouvant comporter des liens. Dans une certaine mesure, cela ressemble au "statut" sur FaceBook ("What are you doing ?" - la nouvelle interface de FaceBook s'inspire d'ailleurs de celle de Twitter), ou à l'"état" en messagerie instantané. Un exemple typique en Français (par Genma - vous noterez l'humour, en cette période d'HADOPI...) :

"Une mère insensée" de Christine Albanel (Auteur) en vente, sur Amazon : http://tinyurl.com/cvjvpo De la bonne lecture, en livre de chevet ?

Mais comme on dit, "Dans l'espace, personne ne vous entendra crier". Twitter permet donc de "suivre" d'autres utilisateurs et donc d'être suivis par d'autres utilisateurs. Basiquement, cela signifie que vous verrez leurs tweets (ou mise à jour) et inversement, par ordre chronologique.
Il y a de nombreuses fonctionnalités associées au suivi : blocage d'utilisateurs intempestifs, tweets privés, tweets adressés à une ou plusieurs utilisateurs en particulier, etc... J'y reviendrai plus tard. Twitter permet également dadresser des messages privés directement à un utilisateur (direct message) : pour cela, celui-ci doit déjà vous suivre, ceci afin d'éviter le spam.

Twitter est donc un outil de réseau social plutôt qu'un réseau social au sens strict (comme FaceBook ou LinkedIn). Personnellement, je le vois comme un nouveau mode de communication.
La différence entre site web et service web réside dans le fait que ceux-ci sont découplés. Plus simplement : rien ne vous oblige à utiliser le site web de Twitter pour tweeter, afficher vos tweets et/ou suivre d'autres personnes. Il existe en effet de nombreux moyens d'utiliser ce service : pléthore de logiciels tiers, plugins pour navigateurs, widgets et autres services web. Twitter en propose une liste non exhaustive ici. Dans la colonne de droite de ce blog, vous pouvez par exemple lire mes derniers tweets. Il est également possible de tweeter par SMS via son téléphone.


A quoi sert Twitter ?


Difficile d'être objectif sur ce point, tant les critiques du service peuvent être dythirambiques ou assassines.
Twitter est un outil de communication avant tout. Ce qui est intéressant, c'est qu'il peut être utilisé de nombreuses façons, pour des objectifs divers.
L'une des principales attaques contre Twitter consiste à dire que : "Dire ce que l'on est en train de faire est à la fois narcissique, impudique et contre-productif." (je résume volontairement).
Pour autant, je vous propose dans la suite quelques "modes" d'utilisation de Twitter qui tentent démontrer le contraire, après avoir décrit les quelques "normes d'utilisations".


Comment tweeter ?

Voici quelques normes courantes d'utilisation de Twitter :

  • RT signifie "ReTweet" : lorsque l'on lit un tweet intéressant et que l'on souhaite lui faire écho, il suffit de le copier et de le tweeter à son tour. Pour cela, on utilise cette syntaxe, avec "source" l'utilisateur du tweet de départ :
RT @source Un tweet très intéressant, sans doute avec un lien.
  • @user : dans un tweet, mettre @ devant le nom d'un utilisateur, sans espace, permet de mettre automatiquement un lien vers son profil. En particulier, lorsque l'on adresse un tweet à une personne , (pour répondre à son dernier tweet par exemple) le tweet doit commencer par ceci. Exemple :
@toto197 Moi aussi j'ai adoré ce bouquin, même si la fin est un peu abrupte.
  • #keyword : lorsque l'on souhaite que son tweet soit référencé dans certains moteurs de recherche et/ou puisse être classifié automatiquement dans une catégorie donnée par d'autres services, sites ou logiciels, on utilise le signe # devant le mot-clé employé, sans espace. Par exemple :
Tous à la manif contre #hadopi !
  • OH pour OverHead : moins fréquent, cela signifie que vous tweeter quelque chose que vous avez entendu. Exemple :
OH Ingenicono va licencier 1 milliard de consultants.



Comment utiliser Twitter : quelques "modes" d'utilisation

Liste non exhaustive, mais illustrant, à mon sens, les possibilités offertes par ce service, avec quelques outils, et exemples de tweets (à titre purement informatif, et non contractuels).

Microblogging : ma vie, mon œuvre, mon cµl

What ?

Grand classique du microblogging que l'on méprise tous (et qu'on est pourtant si nombreux à pratiquer...), il s'agit stricto sensu de tweeter ce que l'on est en train de faire, ou d'une manière plus large, ce qui nous arrive IRL (dans la "vraie" vie quoi...). Bien qu'assez inintéressant, il y a des cas, ou celà permet de rester en contact (d'une certaine façon, à chacun de juger) avec sa famille et ses amis. Aussi, on peut utiliser Twitter comme un IRC/MSN moins invasif.

How ?

Les bons outils pour cela sont (a priori : je pratique assez peu ce "mode") un bon petit pluggin pour son navigateur, histoire d'éviter de passer par le site, voire Flock, et tinypic pour partager ses photos (photos de sa vie, son oeuvre, etc...), et un bon forfait de SMS... A la limite, un logiciel tiers avec notifications (genre TweetDeck) pour une utilisation type instant messaging avec beaucoup de followers/followings. Passer en mode privé (c'est à dire n'autoriser que certainss followers) est une option s'il s'agit uniquement de rester en contact avec des proches IRL.

Like ?

  • Arrive à l'aéroport.
  • Bah, le café est pas bon !
  • Vais faire caca LOL
  • @sabrinette256 kikoo twa !

Microblogging : partage

What ?

Déjà plus intéressant, on peut utiliser Twitter comme un flux de partage et/ou tumblelog (comme Tumblr par exemple) ; c'est à dire pour partager ses liens web : lectures, images, vidéos, etc... ou ses propres oeuvres.

How ?

Peu de besoins finalement pour ce mode là : tinyurl pour raccourcir ses liens, tinypic pour loader ses images et vidéos et pourquoi un script du type "Tweet This", tweetant automatiquement la page courante de votre navigateur.

Like ?


Coworker

What ?

Application professionnelle : avoir un état de l'activité de ses collègues de travail. Ne riez pas, dans certains domaines, je pense que celà peut être extrêmement utile, et contrairement à ce qu'on pourrait croire, un gain de productivité. Effectivement, il est parfois vital de savoir sur quelle tâche sont vos collègues. Par ailleurs, je pense qu'on peut facilement imaginer un script parsant automatisant les tweets, et créant une ébauche de relevé d'activité (j'en reparlerai sans doute dans un prochain post).

How ?

Mode privé surtout (le monde n'a pas besoin de savoir, et dans ce contexte, il est contreproductif de suivre quelqu'un d'autre que vos collègues). Eventuellement un notifier discret ?

Like ?

  • Bug n°256 corrigé
  • J'attaque la spec IHM-93
  • En réunion client jusqu'à 16H
  • @jdupont il y a un soucis dans la 3° partie de ton rapport
  • Je pars voir l'expert dans 30 min. Pas de question sur le nouveau process ?

Commerce 2.0

What ?

Pas mal d'entreprises commencent à utiliser Twitter pour diffuser des infos, faire des annonces, et même avoir un retour sur leur dernier "produit" ou encore lancer des micro-sondages.

How ?

Les entreprises peuvent assez facilement développer/se payer des scripts ou autres bots tweetant automatiquement leurs infos. WeFollow par exemple, leur permet de se référencer facilement et d'augmenter leur visibilité. Cependant, il est nécessaire que celles-ci comprennent que Twitter n'est pas un média à sens unique, comme peut l'être la télévision par exemple : l'outil perd de son intérêt s'il est uniquement employé pour diffuser, et qu'aucun retour n'est pris en compte.
Par exemple, l'un des développeurs du logiciel Flock utilise régulièrement Twitter pour demander leur avis à ses followers sur les fonctionnalités qu'ils désirent dans le logiciel, comment celles-ci doivent se présenter / s'utiliser, etc... Il a ainsi un retour direct et synthétique (140 caractères...) d'un nombre important d'utilisateurs.

Like ?

  • Promo au magasin à partir de demain sur les chaussures rouges !
  • Notre nouveau modèle de netbook 2 Go sortira finalement courant Avril
  • Participez au concours d'IndusBidule : http://indusbidule.fr/concours/toto
  • Notre équipe IT cherche un nouveau responsable media : http://recruttruc/offre/244
  • Hausse de notre action de 7.8% : http://www.tousdanslesbourses.com/blague

Event Media

What ?

Twitter est un très bon outil pour les professionnels de l'évènementiel. Il permet rapidement d'informer de son dernier évènement : concert, festival, exposition, conférence, etc...

How ?

Ici encore pour le professionnel, les scripts et un bon référencement sont les bienvenus. Rien de particulier, si ce n'est que des liens restent nécessaires pour détaillé le tweet.

Like ?

  • Concert de Lyne la Coquine le 4 à Limoges au Grand Vase : http://llc-music.fr/concerts
  • Plus que quelques places pour l'opéra de Whessenfyerstrauss à Marseille le 12 Juin : http://...
  • Finalement, le jeune talent Elvis Presley n'assurera pas ces dates en France à partir du 1er Avril. Pour tout remboursement, contactez http://...

News

What ?

Les grands acteurs du monde de l'information se mettent à Twitter : CNN, BBC, The Guardian Tech, etc... En général, ils proposent des brèves, et des liens vers les articles de leurs sites respectifs. Personnellement, je ne trouve pas encore un intérêt majeur à ce mode là : il réinvente le flux RSS en moins pratique, sans apporter énormément de plus value.

How ?

Pour le follower, un logiciel tiers du type de TweetDeck, permettant de trier les tweets, semble approprié s'il suit plusieurs de ces sources : en effet, le nombre de tweets peut être important, et éventuellement noyer ses autres contacts.

Like ?


Lazy Web

What ?

Ce que j'appelle le "Lazy Web" (litéralement "Web paresseux") est la méthode consistant à demander une information aux autres, sur le web, plutôt que de la rechercher comme un grand garçon (ou une grande fille, ou un grand robot que s'il est sage il pourra jouer à pong). Autant je déteste passablement les gens en abusant sur les forums ("Hé, comment on fé pour désinstaller un logicielle sous L1nux ?" - il faut toujours qu'il y ait une bonne âme (aussi appelée un pigeon) pour répondre à ce genre de topic honteux), autant je dois reconnaître que sur Twitter, c'est un peu différent. D'abord parce que le tweet en question va polluer beaucoup moins longtemps la liste de vos followers que sur un forum ou autre. Ensuite parce que d'une certaine façon, vous vous adressez généralement à moins de personnes. Ensuite, parce que si c'est fait intelligemment, ça peut être efficace.

How ?

Pas d'outils particuliers pour cette utilisation. A noter que contrairement aux modes précédents, il ne saurait ici s'agir d'un mode d'utilisation de Twitter à part entière : qui vous suivra si vous ne faites que poser des questions ? Attention à ne pas en abuser donc...

Like ?

  • Je me tate entre l'achat d'un eeePC et d'un Aspire One : des avis ?
  • Quelle galère pour compiler tel logiciel sous Window$ : c'est normal, ou il faut carrément que je le compile sous Nix en croisé ?
  • Question au peuple : Gmail est mort aussi chez vous ?

Buzz Surfer

What ?

Twitter permet de s'informer des préoccupations des gens l'utilisant, quasiment en temps réel. Pour ceux qui sont accros à la nouveauté, au buzz (comme on dit chez les djeunz) et pour les beta-testeurs et early-adopters de tout poil, c'est une aubaine car certains outils sont vraiment efficaces pour ce faire.

How ?

Principalement ici : l'outil de recherche de Twitter, TwitterSearch. Celui-ci permet d'afficher en temps réel les tweets contenant un mot-clef. Il informe également des sujets du moment. Grâce à l'API très ouverte de Twitter, on voit également apparaître des outils communautaires très intéressantes, comme API's VS Hadopi.
C'est dans ce genre d'utilisation que les mots-clés (avec # devant) et les retweets prennent tous leur sens : référencement, phénomène d'écho, etc...

Like ?

  • Cuil is really a good... nah, just kidding...

Autres...

Bien d'autres utilisations sont possibles : communauté, jeux (on en reparlera), spam, bots, etc...

A chacun d'utiliser le service comme il l'entend, mais toujours avec moins de 140 caractères.

--------

Les commentaires sont ouverts pour toute question.
Je reparlerai très certainement de Twitter dans de prochains posts.

dimanche 22 juin 2008

Le Logiciel Libre expliqué à ma Maman (et à toute personne non portée sur l'informatique...)

Le logiciel libre est une notion importante en informatique actuelle. Mais si n'importe quel geek, informaticien ou programmeur maîtrise ce concept, ce n'est pas le cas du grand public et particulièrement des personnes pour qui l'informatique n'est qu'un outil nécessaire, mais souvent un peu compliqué.

Le but de cet article est donc de tenter d'expliquer à ma maman, et par extension à toute personne peu portée sur l'informatique ce qu'est un logiciel libre.
Dans ce cadre, il est très probable que je fasse des raccourcis, analogies ou approximations sur certaines notions ou concepts liés ; à l'attention des personnes pointilleuses sur ces points qui font parfois débat (ou troll), n'hésitez pas à utiliser les commentaires afin de mettre les choses au point, point (poin poin !).
Par ailleurs, seuls les geeks semblent maîtriser le web et avoir le temps de lire les pages présentées dans les liens (et d'autres choses, comme la navigation par onglets sous Firefox ^^) : donc, la plupart des liens pointent vers une simple image (Une image vaut mille mots.).

Qu'est-ce qu'un logiciel ?

Commençons par le commencement ! Word, Excel, Firefox, Outlook Express et iTunes sont des logiciels. C'est probablement ceux qu'utilisent le plus ma maman. Mais ce ne sont que quelques exemples. Window$, MacOS X et Linux sont également des logiciels : ce sont des systèmes d'exploitation (c'est à dire le logiciel qui gère l'interaction avec le matériel, écran, clavier, etc ainsi que la base pour les autres logiciels cités en premier.).
Mais il y a également des logiciels plus "discrets" pour l'utilisateur de base : les "drivers" (ou pilotes) qui font fonctionner du matériel (imprimante, webcam, etc...) sur un PC, les systèmes assurant les transmissions bancaires, les applications web (comme Gmail, ou ce blog), le manager de vol d'un avion, un code calcul scientifique, le système d'un téléphone portable, un guichet de retrait de monnaie ou encore la synchronisation des feux dans les grandes agglomérations.

Pour résumer, sur un ordinateur (au sens large), un logiciel est toute la partie non-matérielle. En anglais, on parle de "Harware" pour le matériel (partie "dure") et de "software" pour les logiciels (partie "légère" ou immatérielle).

Comment construit-on un logiciel ?

Sans trop rentrer dans la technique, quelques notions sont utiles pour la suite.
Tout logiciel est construit à partir d'un "code source" qu'écrit le programmeur, développeur ou codeur (ou ingénieur logiciel, mais celui-ci, il se la pète un peu je trouve ^^). De quoi s'agit-il ? Il s'agit d'un texte, écrit dans un langage spécialement conçu pour "communiquer avec l'ordinateur". Il existe de nombreux langages permettant d'écrire du code.
Le code source peut être défini comme un ensemble d'ordre et de définitions d'ordres que le codeur donne à la machine. Du coup, le code source d'un logiciel peut être comparé à une recette de cuisine à laquelle on ajoute une définition des gestes techniques (abricoter, brider, delayer, etc...).
Par exemple, ci-dessous voici à quoi pourrait ressembler le code permettant d'ouvrir une fenêtre contenant une horloge à l'heure :

Programme Fenetre-Horloge :
ouvrir fenetre
fenetre contient horloge(heure_actuelle)
toutes les 1 secondes : mettre l'heure à jour dans horloge
fin programme


Bien sûr il s'agit de pseudo-code : c'est à dire un langage de programmation que la machine ne comprendrait pas. Mais dans l'esprit, on n'est pas très loin de ce à quoi pourrait ressembler un vrai code source. La preuve, voici un vrai programme faisant ce que je viens de décrire, en Ruby (Ruby est donc un "vrai" langage de programmation) :

stack do
background black
para @time.strftime("%a"),
span(@time.strftime(" %b %d, %Y "), :stroke => "#ccc"),

strong(@time.strftime("%I:%M"), :stroke => white),
@time.strftime(".%S"), :align => "center", :stroke => "
#666"
end

(source : hackety.org par Why's the Lucky Stiff)

C'est déjà moins compréhensible, mais ça marche ^^ !

Qu'est-ce qu'un logiciel libre ?

Un logiciel libre est un logiciel dont la licence dite libre donne à chacun le droit d'utiliser, d'étudier, de modifier, de dupliquer, de donner et de vendre ledit logiciel.
Cette citation Wikipedia est selon moi une bonne définition de ce qu'est un logiciel libre.
Mini-Tux, une mascotte de Linux (libre !)

Contrairement à ce qu'on pourrait facilement penser, un logiciel libre n'est pas forcément un logiciel gratuit. C'est sa licence qui est libre, c'est à dire le texte "juridique" définissant les droits de l'utilisateur sur le logiciel. Même si la majorité des logiciels libres sont gratuits, il en existe quelques un payants, ou en version payante (on y reviendra).

En l'occurrence, l'utilisateur, quel qu'il soit, à le droit d'utiliser le logiciel comme bon lui semble.

Contrairement à la plupart des logiciels propriétaires (non-libres donc), l'utilisateur a également le droit de copier, donner, vendre ce logiciel dans certaines conditions. Il n'y a donc quasiment pas de piratage dans le monde du logiciel libre puisqu'on est libre de dupliquer et de distribuer ces logiciels. Je dis quasiment car les conditions ne sont parfois pas respectées : par exemple une condi tion de redistribution peut être de continuer à montrer le code source (ce que ne font pas toujours les entreprises).

Le droit de vente peut paraître surprenant : pourquoi vendre un logiciel qui peut ensuite être redistribué gratuitement ? En pratique, peu de logiciels libres sont payants. La plupart du temps, le code source du logiciel est gratuit, mais c'est le support associé qui est rémunéré. Par exemple, le logiciel de développement que j'utilise actuellement est libre, mais mon entreprise paye la société qui le distribue pour corriger rapidement les bugs que nous rencontrons, ou ajouter de petites fonctionnalités. Je peux par contre utiliser la version amateur, sans support, gratuitement, à la maison.

L'utilisateur a également le droit d'"étudier" le logiciel : en pratique, cela signifie qu'il a le droit d'accéder au code source du logiciel pour comprendre (ou essayer de comprendre) comment celui-ci fonctionne. On parle alors de logiciel "Open-source" puisque ses sources sont accessibles à tous ; "ouvertes". Bien entendu, ce droit est surtout destiné aux développeurs : ceux qui sont capables de lire le code source.
Hormis le côté éducatif, ce droit a un avantage direct pour un logiciel libre : les bugs et autres erreurs dans le code source sont visibles par tous et donc, le plus souvent, rapide ment détectés. Cela explique également pourquoi les logiciels libres les plus utilisés proposent des mises à jours régulières : les erreurs sont fréquemment corrigées et on en fait profiter les utilisateurs le plus rapidement possible.
Enfin, dans le domaine scientifique, il y a un autre intérêt direct : la vérification. Dans un code de calcul notamment, il devient possible de vérifier les formules et algorithmes qui ont été employés. En cela, le logiciel libre garde l'esprit scientifique (particulièrement mathématique / pas de brevets en maths) qui veut que le savoir soit accessible à tous.

Le logiciel libre en pratique

Beaucoup de logiciels libres sont soutenus par une "communauté". Ce terme, qui fait un peu penser à "secte", "hippy" ou "communisme", désigne simplement un groupe de personnes soutenant un logiciel libre. Il s'agit bien sur de programmeurs qui le développent, mais aussi de simples utilisateurs qui l'utilisent bien sûr, mais aussi qui le testent (et donc préviennent de certains bugs), le diffusent, écrivent de la documentation (aide, wiki, manuels, etc...), font sa publicité, aident les débutants ou même le soutiennent financièrement.

Ce côté communautaire fait souvent croire que le logiciel libre est uniquement l'affaire de quelques passionnés, et que les entreprises ne les emploient jamais. Cela est faux.

Pour le simple utilisateur, un logiciel libre a plusieurs avantages. Comme on l'a vu précédemment, il est souvent gratuit, facilement trouvable puisque librement distribuable et mis à jour régulièrement.
Ensuite, du fait de l'ouverture du code, les logiciels libres sont souvent personnalisables puisque n'importe qui peut proposer un module complémentaire (comme un aspect graphique ou un add-on sous Firefox).
Enfin, de par la compétition (pour ne pas dire guerre) entre les logiciels libres et les logiciels propriétaires, les communautés attachent beaucoup d'importance à aider les nouveaux arrivants, notamment sur les forums d'aide (en principe du moins...).

Un aspect important du libre en informatique réside dans les standards des formats, ce point étant vital pour les utilisateurs de base et probablement encore plus pour les entreprises. Un format, c'est les dernières lettres d'un fichier : par exemple .jpeg ou .gif pour une image, .mp3 ou .ogg pour une chanson, .doc ou .rtf pour un document texte ou encore .xls pour un classeur Excel.
Plus que trois lettres après un point, ces formats désignent la façon dont la machine écrie et lit ces documents : c'est une représentation de la donnée de départ en langage machine ; en règle générale, un être humain ne peut pas lire ces formats.
Le problème est qu'il existe des formats propriétaires. Une entreprise peut donc décider de déposer une licence propriétaire, ou un brevet sur un format qu'elle aurait "inventé". C'est le cas pour Microsoft avec le .doc et le .xls ou le .aac par Sony (entre autres). Alors, elle peut décider de "libérer" son utilisation ou non.
Dans tous les cas, ces formats posent problèment car d'une part, une entreprise peut décider d'abandonner un format (si Microsoft abandonne le .doc, comment ouvrir ses documents dans 10 ans ?) ou d'autre part de restreindre sa diffusion en faisant payer les producteurs d'autres logiciels l'employant. Ou encore de se réserver entièrement les droits sur un format : par exemple pour de l'audio pour écouter un tel format créé par Toshiba, vous devez acheter un lecteur Toshiba (simple exemple).

En général, les logiciels libres préfèrent créer ou/et employer des formats libres et standards assurant ainsi la compatibilité entre les différentes applications (par exemple un format de tableau pourrait être lisible par différents logiciels tableurs -comme Excel-) ainsi que la pérennité des documents.

Quelques exemples de logiciels libres (propriétaires) :

  • Firefox ; navigateur web (InternetExplorer, Safari, Opera...)
  • Thunderbird ; outil de messagerie (Outlook Express...)
  • Azureus, EMule ; peer-to-peer (?)
  • OpenOffice.org ; suite bureautique (Microsoft Office...)
  • Linux ; système d'exploitation (Windows, MacOS)
  • The Gimp ; dessin et traitement d'image (Paint, Photoshop...)
  • SciLab ; outil scientifique (MatLab, Maple...)
Références :


Alors Maman, tu as compris ?

Les commentaires sont ouverts !