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samedi 7 novembre 2009

Octobre 2009

Retour sur le mois passé...

Rett.iuwt

Asmanur a eu la formidable idée de créer une plateforme Status.net en parallèle du chan #sdz (et #zds - sur epic.net) et de Buzzerl : ça s'appelle "Rett.iuwt" ou "Twuitter", et c'est ici.
Etant maintenant bien habitué à Twitter, j'avoue que j'apprécie bien ce mode de communication, en particulier comparé à IRC (où, il faut bien le dire, je ne fous jamais les pieds), aux forum et aux réseaux sociaux plus "riches" :

  • Par rapport aux messageries instantanées donc, c'est beaucoup moins invasif, on gère plus facilement le bruit, et ça a également l'énorme avantage de la persistance (les logs IRC, c'est pénible à lire).
  • Je trouve les forum souvent trop "statiques". De plus, ils sont généralement axés vers un "thème" en particulier, et se prêtent mal au partage d'items (liens, news, photos, etc...) : ils ne sont pas vraiment faits pour ça.
  • Les "gros" réseaux sociaux, au sens "grosse appli", sont... lourds. Facebook par exemple, même s'il reste un outil très utile pour garder le contact avec ses potes, n'est pas du tout adapté pour une utilisation en mode "communauté" : trop d'applications (plus useless et mal codées les unes que les autres), trop de bruit et des outils (et interface) trop lourds. Sans parler des problèmes d'accès aux informations privées...
Peut-être Google Wave (NON, je n'ai pas d'invitation, je n'y suis pas !) proposera-t-il quelque chose de nouveau dans ce domaine...

Dans la foulée, je cherchais un client multi-plateforme pour Twitter et Status.net, et je suis tombé sur qTwitter, qui est tout à fait sympathique. Certes, ce n'est pas le plus joli esthétiquement, mais il fait bien le job et a pas mal de fonctionnalités utiles (réglage mises-à-jour, support de Twitter, Identi.ca et autres Status.net, options d'auto-#tag et de raccourcissement d'URL...).

Il reste plus qu'à trouver un moyen propre de faire le pont entre deux comptes/API Twitter et Status.net, et ce sera  nickel...


SupInfo

On a beaucoup entendu parler de SupInfo ce mois-ci, dans des termes peu avantageux (euphémisme).
D'abord la sombre histoire d'un étudiant à qui SupInfo refusait de remettre son diplôme qui a fait un peu de buzz. Ensuite, un article assassin d'un enseignant chercheur sur la formation prodiguée par cette école... qui a déclenché pas mal de réactions, notamment celle d'un compte Twitter (@olivier_comes) supposé appartenir à un responsable de cette école (je vous laisse juger au vu des tweets, mais je ne peux que penser qu'il s'agit d'une usurpation d'identité...).
Je ne commente pas l'affaire de l'étudiant, elle me parait louche. Pour ce qui est de l'article, s'il avait été écrit par un membre de la CTI, j'y porterais plus de crédit, même si je pense que l'auteur est de bonne foi.

Je ne connais personnellement aucune personne étudiant ou ayant étudié dans cet (ces) établissement(s). Je ne connais pas non plus particulièrement bien la formation prodiguée.
Pour autant, les problèmes mentionnés (même s'ils sont exagérés, là n'est pas la question) sont pour moi "logiques" pour une formation privée, d'une part, et non sanctionnée par la CTI d'autre part.
J'ai toujours été favorable à l'enseignement (supérieur) public, qu'il se fasse en classes préparatoires, universités, écoles d'ingénieurs ou autre. Ce n'est pas tant une question de gratuité (les écoles de commerce publiques sont payantes par exemple), mais une certaine garantie (imparfaite bien sûr) du mérite de l'intégration : concours après les CPGE, intégration sur titre depuis la fac, etc... L'argent n'est pas supposé intervenir dans cette phase là.
Ensuite, qu'on le veuille ou non, la commission des titres d'ingénieur impose des conditions parfois très strictes aux établissements pour que ceux-ci délivrent le diplôme d'ingénieur. Ce n'est pas pour rien : d'une part, cela assure un semblant de standardisation entre les formations sur les sujets transverses (gestion de projet, management, communication, langues, formation théorique, etc...) quelque soit le niveau supposé de la dite formation. D'autre part, c'est une sorte de "label qualité" applicable à tous ses diplômés. Bien sûr, ensuite, certains étudiants seront plus compétents que d'autres dans un contexte professionnel : c'est pourquoi il est évident qu'avoir un diplôme SupInfo n'est pas un point négatif en soi. Cependant, je comprendrais un recruteur (surprenant, non ?) qui à profil équivalent préfèrerais un candidat avec un diplôme d'ingénieur.

Jeux

Deux très bons jeux ce mois-ci :

  • Plants VS Zombies : un excellent jeu de stratégie sur PC (Windows, Mac et Web) dans le genre "tower-defense en lignes". Design marrant, bonne durée de vie, musiques géniales... vraiment très sympa.
  • Professeur Layton et la boîte de Pandore : sur Nintendo DS, dans la lignée du premier épisode. Je craignais un peu que le principe de jeu s'essouffle à cause d'une répétition des énigmes, mais je me trompais : on se régale tout pareil.


Musique et BD

D'abord, l'annonce du nouvel album des Puppetmastaz pour le 9 Novembre (déjà) : "The Breakup". Si vous aimez le Hip Hop un peu décalé, technique et à tendance électro, foncez. Un minimix de preview, absolument génial, est disponible gratuitement ici.

Dans le style vieux Blues et Boogie, je vous conseille Sonny Boy Williamson I, un grand harmoniciste ayant enregistré dans les années 30 et 40. Beaucoup de perles dans sa discographie.

J'ai enfin récupéré la bande originale du film Conan le Barbare, par Basil Poledouris. Hormis le fait que c'est excellent (surtout pour un geek comme moi, ou pour un fan de Naheulbeuk), je pense que c'est à conseiller à toute personne souhaitant découvrir doucement la musique classique : les morceaux sont plutôt courts, les mélodies assez simples et redondantes, mais la composition générale et l'interprétation en font quelque chose de très intéressant.

En BD, le dernier Jiro Taniguchi, "Un zoo en hiver", est très bon : dans la lignée de ses titres "Un ciel radieux", "Quartier lointain" ou "Le journal de mon père", celui-ci apporte une touche auto-biographique supplémentaire (jeunesse dans l'industrie du dessin et du manga dans les années 60), et une ambiance vraiment particulière. Très touchant.

vendredi 27 mars 2009

Comment utiliser Twitter ?

Vu l'énorme buzz du moment sur le service web Twitter, et les questions que j'entends fréquemment sur celui-ci, il me parait utile d'expliquer le plus simplement possible ce qu'est Twitter, et comment l'utiliser.


Qu'est-ce que Twitter ?

Le terme "Twitter" désigne plusieurs choses : un service web, le site web correspondant et la start-up (entreprise) le gérant/possédant. Je reviendrai sur la différence site / service web un peu plus loin.

Twitter permet de publier des "tweets" (gazouillis en Anglais. Twitter veut donc dire "gazouilleur", d'où les images de piafs du site). Ceux-ci correspondent à des "textes" de 140 caractères maximum, pouvant comporter des liens. Dans une certaine mesure, cela ressemble au "statut" sur FaceBook ("What are you doing ?" - la nouvelle interface de FaceBook s'inspire d'ailleurs de celle de Twitter), ou à l'"état" en messagerie instantané. Un exemple typique en Français (par Genma - vous noterez l'humour, en cette période d'HADOPI...) :

"Une mère insensée" de Christine Albanel (Auteur) en vente, sur Amazon : http://tinyurl.com/cvjvpo De la bonne lecture, en livre de chevet ?

Mais comme on dit, "Dans l'espace, personne ne vous entendra crier". Twitter permet donc de "suivre" d'autres utilisateurs et donc d'être suivis par d'autres utilisateurs. Basiquement, cela signifie que vous verrez leurs tweets (ou mise à jour) et inversement, par ordre chronologique.
Il y a de nombreuses fonctionnalités associées au suivi : blocage d'utilisateurs intempestifs, tweets privés, tweets adressés à une ou plusieurs utilisateurs en particulier, etc... J'y reviendrai plus tard. Twitter permet également dadresser des messages privés directement à un utilisateur (direct message) : pour cela, celui-ci doit déjà vous suivre, ceci afin d'éviter le spam.

Twitter est donc un outil de réseau social plutôt qu'un réseau social au sens strict (comme FaceBook ou LinkedIn). Personnellement, je le vois comme un nouveau mode de communication.
La différence entre site web et service web réside dans le fait que ceux-ci sont découplés. Plus simplement : rien ne vous oblige à utiliser le site web de Twitter pour tweeter, afficher vos tweets et/ou suivre d'autres personnes. Il existe en effet de nombreux moyens d'utiliser ce service : pléthore de logiciels tiers, plugins pour navigateurs, widgets et autres services web. Twitter en propose une liste non exhaustive ici. Dans la colonne de droite de ce blog, vous pouvez par exemple lire mes derniers tweets. Il est également possible de tweeter par SMS via son téléphone.


A quoi sert Twitter ?


Difficile d'être objectif sur ce point, tant les critiques du service peuvent être dythirambiques ou assassines.
Twitter est un outil de communication avant tout. Ce qui est intéressant, c'est qu'il peut être utilisé de nombreuses façons, pour des objectifs divers.
L'une des principales attaques contre Twitter consiste à dire que : "Dire ce que l'on est en train de faire est à la fois narcissique, impudique et contre-productif." (je résume volontairement).
Pour autant, je vous propose dans la suite quelques "modes" d'utilisation de Twitter qui tentent démontrer le contraire, après avoir décrit les quelques "normes d'utilisations".


Comment tweeter ?

Voici quelques normes courantes d'utilisation de Twitter :

  • RT signifie "ReTweet" : lorsque l'on lit un tweet intéressant et que l'on souhaite lui faire écho, il suffit de le copier et de le tweeter à son tour. Pour cela, on utilise cette syntaxe, avec "source" l'utilisateur du tweet de départ :
RT @source Un tweet très intéressant, sans doute avec un lien.
  • @user : dans un tweet, mettre @ devant le nom d'un utilisateur, sans espace, permet de mettre automatiquement un lien vers son profil. En particulier, lorsque l'on adresse un tweet à une personne , (pour répondre à son dernier tweet par exemple) le tweet doit commencer par ceci. Exemple :
@toto197 Moi aussi j'ai adoré ce bouquin, même si la fin est un peu abrupte.
  • #keyword : lorsque l'on souhaite que son tweet soit référencé dans certains moteurs de recherche et/ou puisse être classifié automatiquement dans une catégorie donnée par d'autres services, sites ou logiciels, on utilise le signe # devant le mot-clé employé, sans espace. Par exemple :
Tous à la manif contre #hadopi !
  • OH pour OverHead : moins fréquent, cela signifie que vous tweeter quelque chose que vous avez entendu. Exemple :
OH Ingenicono va licencier 1 milliard de consultants.



Comment utiliser Twitter : quelques "modes" d'utilisation

Liste non exhaustive, mais illustrant, à mon sens, les possibilités offertes par ce service, avec quelques outils, et exemples de tweets (à titre purement informatif, et non contractuels).

Microblogging : ma vie, mon œuvre, mon cµl

What ?

Grand classique du microblogging que l'on méprise tous (et qu'on est pourtant si nombreux à pratiquer...), il s'agit stricto sensu de tweeter ce que l'on est en train de faire, ou d'une manière plus large, ce qui nous arrive IRL (dans la "vraie" vie quoi...). Bien qu'assez inintéressant, il y a des cas, ou celà permet de rester en contact (d'une certaine façon, à chacun de juger) avec sa famille et ses amis. Aussi, on peut utiliser Twitter comme un IRC/MSN moins invasif.

How ?

Les bons outils pour cela sont (a priori : je pratique assez peu ce "mode") un bon petit pluggin pour son navigateur, histoire d'éviter de passer par le site, voire Flock, et tinypic pour partager ses photos (photos de sa vie, son oeuvre, etc...), et un bon forfait de SMS... A la limite, un logiciel tiers avec notifications (genre TweetDeck) pour une utilisation type instant messaging avec beaucoup de followers/followings. Passer en mode privé (c'est à dire n'autoriser que certainss followers) est une option s'il s'agit uniquement de rester en contact avec des proches IRL.

Like ?

  • Arrive à l'aéroport.
  • Bah, le café est pas bon !
  • Vais faire caca LOL
  • @sabrinette256 kikoo twa !

Microblogging : partage

What ?

Déjà plus intéressant, on peut utiliser Twitter comme un flux de partage et/ou tumblelog (comme Tumblr par exemple) ; c'est à dire pour partager ses liens web : lectures, images, vidéos, etc... ou ses propres oeuvres.

How ?

Peu de besoins finalement pour ce mode là : tinyurl pour raccourcir ses liens, tinypic pour loader ses images et vidéos et pourquoi un script du type "Tweet This", tweetant automatiquement la page courante de votre navigateur.

Like ?


Coworker

What ?

Application professionnelle : avoir un état de l'activité de ses collègues de travail. Ne riez pas, dans certains domaines, je pense que celà peut être extrêmement utile, et contrairement à ce qu'on pourrait croire, un gain de productivité. Effectivement, il est parfois vital de savoir sur quelle tâche sont vos collègues. Par ailleurs, je pense qu'on peut facilement imaginer un script parsant automatisant les tweets, et créant une ébauche de relevé d'activité (j'en reparlerai sans doute dans un prochain post).

How ?

Mode privé surtout (le monde n'a pas besoin de savoir, et dans ce contexte, il est contreproductif de suivre quelqu'un d'autre que vos collègues). Eventuellement un notifier discret ?

Like ?

  • Bug n°256 corrigé
  • J'attaque la spec IHM-93
  • En réunion client jusqu'à 16H
  • @jdupont il y a un soucis dans la 3° partie de ton rapport
  • Je pars voir l'expert dans 30 min. Pas de question sur le nouveau process ?

Commerce 2.0

What ?

Pas mal d'entreprises commencent à utiliser Twitter pour diffuser des infos, faire des annonces, et même avoir un retour sur leur dernier "produit" ou encore lancer des micro-sondages.

How ?

Les entreprises peuvent assez facilement développer/se payer des scripts ou autres bots tweetant automatiquement leurs infos. WeFollow par exemple, leur permet de se référencer facilement et d'augmenter leur visibilité. Cependant, il est nécessaire que celles-ci comprennent que Twitter n'est pas un média à sens unique, comme peut l'être la télévision par exemple : l'outil perd de son intérêt s'il est uniquement employé pour diffuser, et qu'aucun retour n'est pris en compte.
Par exemple, l'un des développeurs du logiciel Flock utilise régulièrement Twitter pour demander leur avis à ses followers sur les fonctionnalités qu'ils désirent dans le logiciel, comment celles-ci doivent se présenter / s'utiliser, etc... Il a ainsi un retour direct et synthétique (140 caractères...) d'un nombre important d'utilisateurs.

Like ?

  • Promo au magasin à partir de demain sur les chaussures rouges !
  • Notre nouveau modèle de netbook 2 Go sortira finalement courant Avril
  • Participez au concours d'IndusBidule : http://indusbidule.fr/concours/toto
  • Notre équipe IT cherche un nouveau responsable media : http://recruttruc/offre/244
  • Hausse de notre action de 7.8% : http://www.tousdanslesbourses.com/blague

Event Media

What ?

Twitter est un très bon outil pour les professionnels de l'évènementiel. Il permet rapidement d'informer de son dernier évènement : concert, festival, exposition, conférence, etc...

How ?

Ici encore pour le professionnel, les scripts et un bon référencement sont les bienvenus. Rien de particulier, si ce n'est que des liens restent nécessaires pour détaillé le tweet.

Like ?

  • Concert de Lyne la Coquine le 4 à Limoges au Grand Vase : http://llc-music.fr/concerts
  • Plus que quelques places pour l'opéra de Whessenfyerstrauss à Marseille le 12 Juin : http://...
  • Finalement, le jeune talent Elvis Presley n'assurera pas ces dates en France à partir du 1er Avril. Pour tout remboursement, contactez http://...

News

What ?

Les grands acteurs du monde de l'information se mettent à Twitter : CNN, BBC, The Guardian Tech, etc... En général, ils proposent des brèves, et des liens vers les articles de leurs sites respectifs. Personnellement, je ne trouve pas encore un intérêt majeur à ce mode là : il réinvente le flux RSS en moins pratique, sans apporter énormément de plus value.

How ?

Pour le follower, un logiciel tiers du type de TweetDeck, permettant de trier les tweets, semble approprié s'il suit plusieurs de ces sources : en effet, le nombre de tweets peut être important, et éventuellement noyer ses autres contacts.

Like ?


Lazy Web

What ?

Ce que j'appelle le "Lazy Web" (litéralement "Web paresseux") est la méthode consistant à demander une information aux autres, sur le web, plutôt que de la rechercher comme un grand garçon (ou une grande fille, ou un grand robot que s'il est sage il pourra jouer à pong). Autant je déteste passablement les gens en abusant sur les forums ("Hé, comment on fé pour désinstaller un logicielle sous L1nux ?" - il faut toujours qu'il y ait une bonne âme (aussi appelée un pigeon) pour répondre à ce genre de topic honteux), autant je dois reconnaître que sur Twitter, c'est un peu différent. D'abord parce que le tweet en question va polluer beaucoup moins longtemps la liste de vos followers que sur un forum ou autre. Ensuite parce que d'une certaine façon, vous vous adressez généralement à moins de personnes. Ensuite, parce que si c'est fait intelligemment, ça peut être efficace.

How ?

Pas d'outils particuliers pour cette utilisation. A noter que contrairement aux modes précédents, il ne saurait ici s'agir d'un mode d'utilisation de Twitter à part entière : qui vous suivra si vous ne faites que poser des questions ? Attention à ne pas en abuser donc...

Like ?

  • Je me tate entre l'achat d'un eeePC et d'un Aspire One : des avis ?
  • Quelle galère pour compiler tel logiciel sous Window$ : c'est normal, ou il faut carrément que je le compile sous Nix en croisé ?
  • Question au peuple : Gmail est mort aussi chez vous ?

Buzz Surfer

What ?

Twitter permet de s'informer des préoccupations des gens l'utilisant, quasiment en temps réel. Pour ceux qui sont accros à la nouveauté, au buzz (comme on dit chez les djeunz) et pour les beta-testeurs et early-adopters de tout poil, c'est une aubaine car certains outils sont vraiment efficaces pour ce faire.

How ?

Principalement ici : l'outil de recherche de Twitter, TwitterSearch. Celui-ci permet d'afficher en temps réel les tweets contenant un mot-clef. Il informe également des sujets du moment. Grâce à l'API très ouverte de Twitter, on voit également apparaître des outils communautaires très intéressantes, comme API's VS Hadopi.
C'est dans ce genre d'utilisation que les mots-clés (avec # devant) et les retweets prennent tous leur sens : référencement, phénomène d'écho, etc...

Like ?

  • Cuil is really a good... nah, just kidding...

Autres...

Bien d'autres utilisations sont possibles : communauté, jeux (on en reparlera), spam, bots, etc...

A chacun d'utiliser le service comme il l'entend, mais toujours avec moins de 140 caractères.

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Les commentaires sont ouverts pour toute question.
Je reparlerai très certainement de Twitter dans de prochains posts.

jeudi 26 février 2009

Loi Création et Internet : Black Out

Je suis bien conscient que je parle rarement politique ou économie sur ce modeste blog. Je suis aussi conscient qu'il y a probablement, en ces temps de crise, moultes sujets plus importants : des 90000 nouveaux chômeurs en France en Janvier, en passant par les réformes dans l'éducation, la recherche ou les collectivités territoriales, les petits soucis dans les colonies, ou ces pauvres moines tibétains dont on ne respecte pas tellement les droits (de l'homme).

Mais en bon geek occidental égocentrique que je suis, je me dois de faire un petit billet contre cette espèce de bouse malsaine que d'aucuns nomment la Loi Création et Internet (dite loi HADOPI). Je ne refais pas ici le topo sur cette loi en cours d'adoption que bien d'autres auront bien mieux expliquée (cf les liens ci-dessous - pour résumer : liberticide, techniquement stupide et fondamentalement inefficace).

Simplement, en bon mouton engagé, je participe d'une part au black out, qui consiste à peindre son site personnel en noir (vous remarquerez que de par mes compétences et mon amour assez relatifs pour le CSS, seule ma bande latérale se retrouve partiellement noircie). D'autre part, je viens de signer à l'instant la pétition lancé par le magazine informatique SVM (qui rappelons-le, ne sont pas d'affreux gauchistes aux relents bolchéviques, le couteau entre les dents, etc... NI -et ça aussi c'est important- des geek boutonneux de libristes utopistes qui font pleins de trucs illégaux et gratuits avec leurs ordinateurs, tellement qu'ils s'en servent bien.).

Bref, dans quelques mois, quand vous serez sous les verrous parce que votre voisine de 12 ans a craqué la clé WEP (15 à 30 min actuellement) de votre DuconBox pour télécharger illégalement le dernier single de Laurie, vous pourrez vous aussi, vous la jouer prisonnier politique si vous prenez vos disposition maintenant. A bon entendeur, je vous laisse de la lecture :


Une dernière chose : comme le prédit la prospective assez inquiétante, cette loi et les moyens qu'elle envisage ne seront pas efficace contre les geeks, les hackers et les libristes, bien qu'elle les fasse passer d'office pour des petits bandits. Que tout soit bien clair entre nous, l'Etat, en France, actuellement, n'a absolument pas les compétences en informatique (mais pas que) nécessaires pour faire appliquer cette loi (pour preuve, la récente infection par Conficker de réseaux de l'armée). Et on ne fait pas voter une loi sans volonté de la faire appliquer.

mardi 24 février 2009

Diffusion du libre

Je ne sais pas si c'est une fausse impression de ma part, mais j'ai l'impression que la notion de logiciel libre est plus connue et mieux comprise par le grand public qu'il y a quelques années. Bien sûr, il reste du chemin à parcourir et de la "propagande" à faire, mais il me semble qu'il y a évolution (même si "libre" reste trop souvent synonyme de "gratuit").
Essayons de synthétiser les vecteurs de cette évolution, ou du moins, les facteurs contribuant le plus significativement à la propagation de la "culture libre" (au sens plus large qu'uniquement logicielle).

Vecteurs de diffusion de la "culture libre"

Bon, je passe sur Internet. C'est évidemment la clef de la naissance, l'évolution et la réussite du libre, depuis le départ. D'ailleurs, Internet et le web sont construits principalement sur des technologies (et des principes) libres ou du moins ouvertes : HTTP(S), SSH, CGI, FTP, Javascript, PHP, etc... (certes, il y a aussi le Flash...).

La fondation Mozilla, via Firefox a été et reste un acteur très important de propagation du libre. Même si la fondation est assez souvent critiquée par la communauté du libre, pour des raisons aussi diverses que de validité variable, elle mérite que l'on reconnaisse le bénéfice de ses actions.
D'abord Firefox est un bon à très bon produit, surtout comparativement à Internet Explorer. Pour autant, je ne pense pas que ce soit le logiciel libre le plus répandu auprès du grand public (les chiffres me manquent pour vérifier ça : si quelqu'un connaît une bonne source de statistiques à propos du libre, je suis preneur) : d'une part, Internet Explorer est encore majoritaire en terme de visites web, et d'autre part, on a tendance à oublier pas mal de programmes, énormément employés (en bonne partie de par leur gratuité) : VLC, eMule, Vuze (anciennement Azureus), The Gimp ou Java... La différence avec ces logiciels, est que Mozilla met largement en avant le côté libre de Firefox (et de ses autres produits), ce qui n'est pas le cas sur ces autres. C'est assez similaire sur la suite OpenOffice de Sun : le côté libre/open source est souvent souligné dans les pubs.

Wikipédia a, je pense, indirectement, mais fortement, contribué à diffuser la culture libre. Le principe d'encyclopédie collaborative est bien connue du public. Le droit de réutilisation du contenu est également bien admis (bien que les conditions de rediffusion imposées par la license de documentation libre GNU (GFDL) le soient nettement moins...). Sur les principes, le logiciel libre et les règles de Wikipédia sont très proches : tout le monde peut participer/contribuer, réutiliser, diffuser, etc... C'est en bonne partie Wikipédia qui fait connaître les licences Creatives Commons via Wikimedia Commons (de plus en plus de sites les mettent en avant cependant, comme Flickr récemment). Ces principes étant compris pour l'encyclopédie, ils deviennent plus clairs lorsqu'ils sont expliqués pour les logiciels.
Par ailleurs, la communauté libre utilisant Wikipédia de façon soutenue, les projets libres sont souvent mis en avant dans les articles du site (parfois de manière subjective et un peu pénible d'ailleurs : je ne pense pas qu'on ait besoin de ça...), ce qui permet une certaine forme de publicité : la pub par la doc (un logiciel (ou autre d'ailleurs) existe-t-il vraiment s'il n'a pas d'article sur Wikipédia ?).

Ensuite, phénomène commercial plus récent, l'apparition des netbooks ou ultra-portables a contribué à faire connaître le logiciel libre et surtout Linux (pas forcément en bien cependant) à un public de néophytes (à commencer par les vendeurs informatiques eux-mêmes...). Je ne suis pas persuadé que les gens aient bien compris la notion de logiciel libre en achetant un eeePC sous Xandros, mais ils ont au moins compris la différence de prix avec Windows... c'est déjà ça (c'est l'argument principal de vente de Linux, hormis la moindre consommation mémoire par rapport à Vista ou même XP).
Par contre, j'ai des doutes plus que prononcés sur l'efficacité de la "pub" des netbooks pour Linux. En effet, les 2 distributions majeures sur ces machines (majeures car les plus "vendues") sont Xandros (eeePC) et Linpus Linux (Acer Aspire One) : ces 2 distros sont... nazes. Bloquées, interfaces trop simplifiées, modification constructeur de packages "basiques" (sous Linpus : Firefox, Pidgin notamment...)... Bref, je les trouve extrêment mauvaises, assez loin de l'esprit de départ de Linux, et forcément décevantes pour le grand public issu de Windows XP. Il y a cependant des exception comme la Suse SLED sur le MSI Wind par exemple, ou d'autres sous Xubuntu.
Il faut par contre noter que l'apparition de ces machines a pas mal boosté la communauté et les entreprises sur le développement, la relance, ou l'adaptation de distros adaptées : gOS, Xubuntu (mon choix sur Aspire One A150 : XFCE devrait vraiment être relancé par les netbooks), Ubuntu Netbook Remix, Joli Cloud (à venir ?), Android (pas mal de boulot a été fait pour récupérer le dev effectué pour les OS de mobiles ou PDA)... plus l'adaptation matos pour les "grandes" distributions existantes : OpenSuse, Ubuntu, Mandriva, etc...
Je suis mal renseigné sur les BSD, mais il serait intéressant de savoir comment ces communautés ont réagi par rapport à ces nouvelles machines.

Bien sûr, il serait injuste de ne pas parler ici du travail constant fait par la communauté dans son ensemble : développement bien sûr, mais aussi et surtout : rencontres, stands, aide, forums, install parties, propagande, pétitions, etc... C'est un boulot souvent ingrat, faut reconnaître le mérite des gars et des gyals qui font ça (bénévolement en général, rappelons-le).
C'est aussi eux qui diffusent l'information lorsque le logiciel libre est adopté par une grande entreprise ou mieux, par une administration de l'état : c'est souvent un bon coup de pub pour le libre.
Plus méchant, les procès contre les entreprises ne respectant pas les licences libres (en France on a eu Free notamment pour du soft intégré dans la Freebox si je me souviens bien) ou contre les monopoles (Microsoft, bien souvent... mais bientôt Google probablement) font parler du libre, et sont toujours une occasion d'expliquer les fondamentaux.

Cela dit, tous ces facteurs doivent, selon moi, à terme devenir de moins en moins significatifs. Même la partie "éthique" du LL passe, à mon avis, au second plan derrière la qualité logicielle. Je ne parle pas ici d'une quelconque norme industrielle bancale : je parle simplement du fait que de par leur nature, les projets libres, ou open sources (sous réserve d'être suffisament "importants") doivent logiquement être d'une qualité supérieure à leurs homologues propriétaires (et à fortiori freewares). Cela peut se constater déjà sur de nombreux exemples : Firefox est probablement le meilleurs navigateur web actuellement (même si Opéra ou Chrome se défendent), la JVM est toujours probablement la meilleure machine virtuelle sur le marché (depar sa portabilité : faut se méfier de .Net sur d'autres aspects...), les langages libres sont systématiquement meilleurs que leurs homologues propriétaires (troll ?), OpenOffice arrive petit à petit au niveau d'offre de Microsoft Office, en science de nombreuses libs sous GPL ou autre dominent l'écosystème (Lapack entre autres...), Linux (troll ?), etc... Je n'ai pas parlé ici des domaines que je connais mal comme le P2P ou la messagerie instantanée où il y aurait des choses à dire...
C'est à mon avis sur ce point qu'il faut appuyer encore et toujours pour convaincre. Il faut croire que Microsoft a droit à l'erreur avec Vista, les migrations d'OS ayant surtout profité à Mac OS et à... Windows XP (!), mais dans le libre, un nouvel utilisateur déçu, c'est un utilisateur perdu ad vitam aeternam. Au boulot ! ^^


Notes :
Je comptais initialement faire un article pour présenter quelques logiciels libres que je considère comme étant injustement méconnus du grand public (Thunderbird, Pidgin, Sage et Freemind probablement). M'étant un peu enflammer sur la diffusion du LL, j'ai pas envie de coller le reste à la fin, ça viendra dans un prochain article.

Je ne prétends aucunement faire autorité sur les questions évoquées ci-dessus (même si mon "style", je m'en rends compte et m'en excuse, peut le laisser penser) : c'est plus un avis personnel, pour invitation à la réflexion et à la discussion sur ces sujets (les commentaires sont grand-ouverts).


Crédit images, par ordre d'apparition : libre.taxi par Gabriel Juan (utilisation commerciale interdite),

dimanche 8 février 2009

Atlas du monde réel

Il y a de nombreuses façons de représenter le monde qui nous entoure. Traditionnellement, un carte représente le monde en tant qu'espace "physique" (ou plus exactement, une de ses projections) le plus fidèlement possible en termes de surfaces et distances.
Un cartogramme tente lui de représenter le monde en fonction d'une variable donnée : PIB d'un pays, densité de la population, taux d'accès à une ressource, etc. Pour ce faire, il déforme les surfaces et les distances réelles proportionnellement à la variable qu'il exprime. Cette technique est relativement récente : inventée durant le XIXème siècle, elle n'est fréquemment utilisée que depuis la seconde moitié du XXème. Par exemple, ci-dessous, la répartition des destinations touristiques dans le monde (où l'on peut voir que la France, l'Espagne et l'Italie apparaissent bien plus volumineuses que sur une carte classique de par leur forte attraction touristique). De nombreux cartogrammes sont consultables en ligne sur le site WorldMapper.



L'Atlas du monde réel (chez l'éditeur) propose avec 366 cartogrammes une représentation originale et souvent très efficace du monde, sur des problématiques très diverses (économiques, politiques, ressources, sociologiques, médicales, culturelles, etc...).

L'une des très grandes qualités de cet ouvrage (hormis sa présentation très claire et agréable) se cache derrière la méthode employée pour la génération de ses cartes. En effet, il s'agit d'une méthode numérique récente (2004) développée par Michael Gastner et Mark Newman (coauteur de l'ouvrage et chercheur numéricien à l'université du Michigan).
Cette méthode se base sur le phénomène physique de la diffusion (mécanique des fluides/thermique) : les territoires représentés se déforment comme s'il s'agissait de ballons contenant du gaz (la variable étudiée) avec des zones de pression (les zones de fortes densités de population, le plus souvent). Article de référence : Diffusion-based method for producing density equalizing maps, Michael T. Gastner and M. E. J. Newman (PDF).
D'un point de vue purement numérique, l'équation de la diffusion est résolue par une transformée de Fourrier rapide (FFT) et intégrée par une méthode de Runge-Kutta d'ordre 4. Selon les auteurs, une précision à 1.0E-4 (cela peut paraître décevant, mais une précision plus grande n'est quasiment pas observable humainement) est obtenue en peu d'itérations (ordre de temps de calcul : quelques minutes sur un ordinateur de bureau).

Ce qui m'a paru intéressant dans cette méthode, c'est l'application d'un problème de physique (la diffusion/mécanique des fluides) à un contexte tout à fait décalé (cartographie/représentation des données). Dans l'article cité plus haut, sont listées les précédentes méthodes de génération de cartogrammes, dont une autre consiste en une analogie physique avec l'élasticité des matériaux (mécanique solide déformable).
Dans d'autres domaines, pour ce type d'analogie, on peut citer l'utilisation de méthodes de CFD (calcul en mécanique des fluides) dans des calculs de trafic (routier ou autre) ou en finance ("flux" monétaires...).


Références :



Autres liens en vrac à propos des cartes :



Note : le cartogramme présenté ci-dessus est tiré de l'"Atlas du monde réel" et appartient à ses auteurs.

samedi 13 décembre 2008

Europa

"Bon, voila. Je souhaite bon courage à mon successeur Tchèque."

Non.

"Je vous prie d'accepter mes excuses pour ce qui n'a pas été accompli. L'Europe est au cœur de ce qui peut devenir la principale puissance mondiale, tant au sens géopolitique qu'au sens culturel, ou bassement économique. Je tiens à encourager particulièrement mon successeur Tchèque à la présidence l'Union Européenne. La Tchécoslovaquie a été l'un des pays de l'Est les plus développé avant l'invasion Hitlérienne. Il est naturel de reconnaître ses états fils, dont la Slovaquie, donc, avec la plus grande attention. Ainsi que les Pays-Bas, ne serait-ce que pour l'héritage de Rombrant. La Suède et le Danemark pour leur culture scandinave (L'Odinisme étant reconnu en tant que religion et non secte dans de nombreux états.). L'Espagne pour ses poètes, son histoire et ses douleurs. Le Portugal pour sa tristesse. La Finlande pour sa langue, absolument abstraite et sa musique métalo-pop merdique. L'Irlande pour notre héritage celte commun, qu'on le veuille ou non. Le Royaume-Unis, bien que ça coûte à chacun. L'Italie, et son influence antique qui a grosso-modo marqué toute l'Europe. La Grèce, à qui l'on doit le nom d'"Europe" : sordide vache catin, maitresse de Zeus. Bulgarie, Roumanie et Hongrie : états mal aimés qui portent pourtant en eux tout l'héritage, au sens large, de l'empire austro-hongrois. La Pologne, régulièrement citée comme lieu le plus sinistre au monde (après la Moldavie - et prouvant aux yeux de certains, l'existence de Dieu). L'Allemagne, véritable centre de l'Europe depuis le Saint Empire Germanique. Et les états Baltes (et non Basques...) sans cesse à la recherche de leur véritable identité, entre influence slave et délires micro-culturels finno-hougriens. Pays des balkans, whatever yo name(s), qui souhaitez sortir de cette poudrière de m3rde. Et enfin, encore, l'Italie, la trop caricaturée, qui vaut cent fois son pesant culturel et historique via le très décadent empire romain. Je ne peux bien sûr pas parler ici de la France, ni de la Belgique, qui connaissent leur rôle dans l'aventure européenne."

Voilà ce qui me semble être le le discours nécessaire d'un véritable européen objective et pragmatique. Cela dit, pour des raisons à la fois économiques et sociales, nous sommes loin d'entendre ce type de discours (pourtant fédérateur, à sa façon...) de la part des différents responsables européens.

Pourquoi ?